L'essentiel
- La France n'a pas un problème d'inflation — ses prix montent moins vite que la moyenne de la zone euro, au moins jusqu'en août 2026.
- Elle a un problème de niveau : sur le travail, premier poste de coût (environ un tiers du chiffre d'affaires), la part non salariale y est nettement plus lourde qu'en Espagne ou en Italie.
- Le niveau des coûts n'est donc pas qu'une charge : c'est ce qui rend l'échelle (et avec elle l'affiliation, la technologie et le financement) vitale pour survivre.
3.2.1 — Pourquoi zoomer sur le travail : il pèse le plus lourd des coûts maîtrisables
Avant de comparer la France à ses voisins, il faut justifier ce gros plan. Si ce document insiste sur le coût du travail, ce n'est pas par réflexe, c'est parce que c'est le premier poste de charge sur lequel un hôtelier a une marge de manœuvre, et qu'il est le plus lourd.
Dans l'hôtellerie, les frais de personnel représentent environ un tiers du chiffre d'affaires : 33,3 % en 2019 pour l'ensemble du secteur, dernier exercice non perturbé,ᶜ et, sur le panel de RYDGE Conseil en 2025, de 29,7 % dans les 3 étoiles à 41 % dans les 5 étoiles standard.⁶⁵ C'est, de loin, le premier poste de coût d'exploitation. Viennent ensuite les frais généraux, qu'un repère professionnel de 2016 situe autour de 20 % du chiffre d'affaires.⁶⁶ Viennent enfin les coûts d'occupation : amortissements et intérêts pour le propriétaire exploitant, loyer pour l'établissement pris à bail. La distinction qui compte, dans les frais généraux, tient moins à leur montant qu'à leur nature. Une part est fixe et subie : assurances, taxes, abonnements. Une autre se pilote : l'énergie, l'eau, la maintenance. C'est sur cette seconde part que la technologie promet le plus, et un mécanisme existant en finance une partie (Section 7). Quand le travail pèse un tiers des recettes, toute distorsion sur son coût se répercute directement sur la marge. D'où le zoom.
3.2.2 — Une marge élevée, un capital lourd
Le constat, souvent avancé, d'une marge mince ne tient pas en pourcentage. Avant loyer et redevances, la marge d'exploitation atteint 41 % des recettes dans les 3 étoiles. Après loyers, l'excédent brut médian de l'hébergement représente encore 20,5 % de son chiffre d'affaires en 2024. En valeur, le chiffre d'affaires des hôtels a progressé de 38 % entre 2019 et 2025, quand le salaire de base du secteur augmentait de 16 % (un indice par salarié, non la masse salariale). La contrainte est ailleurs. L'hébergement est bien plus lourd en capital que le commerce, l'industrie ou les transports, avec environ 233 000 euros d'immobilisations d'exploitation par salarié, plus de deux fois et demie le niveau de l'industrie. Rapportée à ce capital, sa rentabilité nette (6,7 %) est comparable à celle de l'industrie (7,8 %) et inférieure à celle du commerce (10,4 %) ou de la restauration (12,1 %). La question n'est donc pas la taille de la marge, mais le rendement du capital face à son coût. L'investisseur arbitre l'hôtel avec les autres placements, à commencer par l'immobilier (4.2 et 4.3). Début 2026, au premier rang, son rendement (4,75 à 5,25 % à Paris) dépassait le coût du crédit immobilier aux entreprises (environ 3,5 %) : le levier était positif, mais étroit. Nous n'avons pas trouvé de série publiée au 30 septembre qui mesure déjà le coût du crédit immobilier aux entreprises après la hausse des taux d'État de l'été (4.3) ; le levier se vérifie donc opération par opération, et les investisseurs exigent désormais un rendement plus élevé de leurs fonds propres (4.2) et du parc hors premier rang (4.3). Pour l'indépendant du cœur de parc, la marge suffit à exploiter ; c'est la rémunération du capital qu'exige la rénovation qui est étroite.⁶⁷
Le coût horaire total du travail dans l'hébergement-restauration s'établit en France à 29,8 € en 2025 — le plus élevé des grands marchés touristiques européens : 27,4 € en Allemagne, 20,8 € en Italie, 17,6 € en Espagne et 20,9 € en moyenne dans l'Union.⁶⁸ Une heure de travail dans l'hébergement-restauration coûte ainsi à l'employeur français 69 % de plus qu'à son homologue espagnol, en euros courants et sans tenir compte des écarts de productivité. La structure de ce coût aggrave le constat : la part non salariale y atteint 35,1 % en France, contre 27,3 % en Espagne et 28,6 % en Italie.⁶⁹ Cette part non salariale finance des droits sociaux ; le salaire net moyen du secteur HCR (hôtels, cafés, restaurants) demeure l'un des plus faibles de l'économie.

3.2.3 — Un coût élevé par son niveau, non par son augmentation
Fin 2025 (avant le choc énergétique de 2026 évoqué plus bas), la France affichait l'une des inflations les plus basses de l'Union européenne : 0,7 % en décembre 2025, parmi les trois taux les plus faibles de l'UE avec Chypre et l'Italie, dans une zone euro à 1,9 %. Entre janvier et décembre 2025, l'inflation française a d'ailleurs reculé plus nettement que l'italienne.⁷⁰
Le choc de 2026 ne renverse pas ce diagnostic. Les prix de l'énergie progressent de 16,7 % sur un an en août 2026 et l'inflation française remonte à 2,4 % (2,6 % selon l'indice harmonisé) — mais elle reste inférieure à celle de la zone euro, à 3,2 %, si bien que l'écart de rythme a joué jusqu'en août en faveur de la France ; l'estimation provisoire de septembre (3,0 %, 3,4 % selon l'indice harmonisé) montre qu'il se resserre, la donnée de la zone euro pour ce mois n'étant pas publiée à la date d'arrêt.⁷¹ Pour l'exploitant, la nuance est mince. L'énergie est une charge que l'on ne peut ni différer ni réduire en pleine saison : une part importante de l'énergie d'un hôtel ouvert ne dépend pas de son taux d'occupation (chauffage et éclairage des parties communes, eau chaude, équipements de cuisine). Le choc s'ajoute donc à un niveau de coûts déjà élevé, sans rien en retrancher.
Le contresens à éviter serait donc de dire « les coûts explosent en France ». Ce n'est pas vrai au sens de l'inflation : les prix à la consommation y montent moins vite qu'ailleurs en Europe. L'inflation générale ne mesure toutefois pas le panier de coûts d'un hôtel (énergie, assurance, commissions, salaires au plancher), dont nous n'avons pas identifié de série publique. Le problème français n'est pas le rythme d'augmentation des coûts, c'est leur niveau de départ, singulièrement sur le travail. La France part d'un point haut et n'accélère pas ; ses concurrents partent d'un point plus bas. Sur la durée, l'écart de niveau demeure. C'est un désavantage structurel, pas conjoncturel — et c'est précisément ce qui le rend difficile à corriger.
3.2.4 — Ce que le travail coûte vraiment, au-delà du salaire
Il faut d'abord écarter une idée reçue : celle d'une flambée des salaires. Sur les quatre dernières années, le salaire de base du secteur a progressé de 12,2 %, quand les prix montaient de 12,4 % et le salaire minimum de 13,4 %.⁷² La rémunération a donc suivi les prix sans les dépasser. Ce qui monte plus vite, c'est le salaire minimum légal — le plancher horaire en dessous duquel personne ne peut être payé, revalorisé au moins une fois par an et davantage lorsque les prix accélèrent. Dans un secteur où le salaire net mensuel moyen s'établit à 1 979 € en équivalent temps plein, contre 2 733 € pour l'ensemble du secteur privé, la conséquence est mécanique : le plancher se rapproche des échelons qui le surplombent, l'employeur doit relever le bas de sa grille sans que le haut bouge, et l'écart qui distingue un poste qualifié d'un poste d'entrée se resserre. Une réserve, et elle est décisive : cette mesure ne porte que sur les postes permanents des établissements d'au moins dix salariés. Le cœur de parc indépendant et les embauches de saison n'y figurent pas. Que les chiffres ne montrent pas de surenchère ne prouve donc pas qu'il n'y en ait pas sur le terrain : cela marque la limite de la mesure.
Le coût du travail, ensuite, ne s'arrête pas à la fiche de paie. Il se paie deux fois de manière indirecte, et aucune de ces deux lignes n'apparaît comme telle dans un compte de résultat.
En remplacement, d'abord. Le secteur perd ses salariés plus vite que les autres : ses salariés en contrat à durée indéterminée démissionnent près de trois fois plus souvent que dans l'ensemble de l'économie, et plus d'un projet de recrutement sur deux y est saisonnier (Section 5). Ces données portent sur l'hébergement et la restauration réunis, où la restauration pèse environ les trois quarts des effectifs (note 174) : elles donnent un ordre de grandeur pour l'hôtellerie, non une mesure propre. Chaque départ se paie en recrutement, en formation et en productivité perdue pendant la montée en compétence du remplaçant. Le mécanisme est établi ; en revanche, nos recherches n'ont pas permis d'identifier de mesure française publiée qui le chiffre pour l'hôtellerie. Les seuls ordres de grandeur disponibles sont américains ; ils sont rapportés, et non transposés, en Section 5.
En chiffre d'affaires abandonné, ensuite. Faute d'équipe, certains établissements ferment une aile, un restaurant ou un étage, ou réduisent leurs horaires. C'est la forme la plus coûteuse et la plus silencieuse : non pas une charge qui monte, mais une recette qui ne rentre pas.
La structure d'emploi qui produit ces coûts (saisonnalité, rotation, logement des saisonniers) relève du capital humain autant que de la comptabilité. Elle est traitée en Section 5.
3.2.5 — Le coût du financement : une charge à part entière
Dernier élément de coût : le coût du capital. Les coûts d'occupation (dotations aux amortissements, intérêts d'emprunts, loyers) forment un ensemble de charges fixes liées aux décisions d'investissement et de financement. En cours de bail, le loyer et l'amortissement ne se négocient guère ; seule la charge d'intérêts peut se renégocier ou se refinancer. Ce levier dépend du taux d'origine : une dette contractée quand les taux étaient bas n'a rien à gagner à un refinancement, et se refinancera plus cher à l'échéance ; la hausse des taux de 2026 en réduit le gain pour les autres. Toute dette nouvelle se financera plus cher, et s'ajoute au travail et à la fiscalité pour comprimer l'excédent.
Pour le nouvel acquéreur, s'y ajoute le prix d'entrée. Si l'actif rare se paie cher (3.1.4), le capital à rémunérer s'alourdit, et avec lui la pression sur le prix moyen. Les transactions du premier semestre 2026 en donnent l'ordre de grandeur au sommet du marché : environ un million d'euros par chambre pour le Pullman Paris Tour Eiffel (430 chambres, valorisé environ 430 millions d'euros), plus de 1,1 million d'euros par chambre pour l'Hôtel La Pérouse à Nice.⁷³ Pour le Pullman, l'étude de RYDGE Conseil nomme quatre acquéreurs associés : la Caisse des Dépôts, Batipart, la Société Générale et QuinSpark.
3.2.6 — Répercuter ou grandir : la double impasse du petit isolé
Face à un coût élevé, un exploitant dispose en théorie de deux leviers : le répercuter sur ses tarifs, ou le diluer par l'échelle. Le cœur de parc indépendant est mal placé sur les deux — et c'est cette impasse, plus que le niveau du coût du travail pris isolément, qui menace sa survie.
Répercuter, d'abord, suppose une demande disposée à payer le prix relevé. Or cette capacité de répercussion n'est pas uniforme : elle épouse la ligne de polarisation. L'établissement premium ou international, qui vend une expérience à une clientèle solvable, passe une partie de ses coûts dans le prix moyen sans perdre en occupation ; le milieu de gamme dépendant d'une clientèle domestique qui arbitre (mâchoire 5) n'a qu'une marge de hausse étroite : sur le panel MKG, il a cédé sur son prix en 2025 pour tenir son remplissage. Le fait agrégé le confirme : en 2025, le revenu français par chambre disponible ne progresse que de 1,4 %, et par l'occupation plutôt que par le prix (Section 2). Les prix des hôtels ont pourtant monté : l'indice INSEE progresse de 4,1 % en 2025, quand l'inflation n'est que de 0,9 %, et de 26 % depuis 2019, contre 16 % pour le salaire de base du secteur (un indice par salarié, non la masse salariale).⁷⁴ Mais cet indice suit des prix à qualité constante sur l'ensemble du parc ; il ne dit pas ce que chaque segment encaisse. Sur le panel MKG, le prix moyen effectivement encaissé recule en 2025 dans l'économique (−2,4 %) et le milieu de gamme (−1,3 %), et ne progresse que dans le haut de gamme ; à notre lecture, c'est le poids croissant du haut de gamme qui maintient la moyenne nationale à l'équilibre.⁷⁵ La hausse des prix ne s'est pas traduite partout dans le prix encaissé : l'économique et le milieu de gamme ne l'ont pas obtenue ; ce sont vraisemblablement eux qui absorbent la hausse de leurs coûts, sans que nous ayons identifié de série publique de leur marge de 2025. Le premier semestre 2026 marque un redressement du revenu par chambre, à +3,0 %, au-dessus de l'inflation française.⁷⁶ Sa solidité reste à confirmer : du 1ᵉʳ au 17 août, le revenu par chambre recule de 1,5 % quand l'inflation remonte à 2,4 %, une fenêtre de dix-sept jours qui ne suffit pas à en juger, alors que le volume, au niveau agrégé, ne manque pas : la fréquentation hôtelière progresse de 2 % au premier semestre 2026, sur une périodicité et un périmètre distincts de ceux du panel mensuel.⁷⁷ Et cette répercussion est inégale : au premier semestre 2026, le revenu par chambre progresse de 4,5 % dans le haut de gamme et de 3,2 % dans le milieu de gamme, mais de 1,0 % seulement dans l'économique et de 0,4 % dans le super-économique.⁷⁶ La fréquentation dit la même chose sur un autre périmètre : les nuitées des 4-5 étoiles progressent quand celles des non classés reculent à deux chiffres (mesure INSEE trimestrielle, distincte du panel mensuel de revenu par chambre ; gradient complet en 3.5.5).⁷⁸ Le secteur répercute de nouveau ; le bas du parc beaucoup moins, et nous n'avons pas trouvé de série qui dise ce qu'en obtient l'indépendant de milieu de gamme. La question centrale n'est donc pas seulement « les coûts montent-ils ? », mais « jusqu'où le tarif peut-il suivre ? ». Et la réponse tient moins au coût qu'à la capacité et à la volonté de payer de la clientèle — laquelle se dérobe dès que le produit est perçu comme vieilli ou en retard sur les standards internationaux. Le surcoût ne devient soutenable que pour l'actif déjà repositionné ; il asphyxie celui qui ne l'est pas.
Diluer par l'échelle, ensuite, est la seule alternative — et c'est ici que le coût du travail cesse d'être une simple ligne comptable pour devenir un problème de structure. L'absorber suppose de mutualiser ce qu'un établissement isolé porte seul : une fonction support, une centrale d'achat, des outils de tarification et de distribution, une marque qui rassure le prêteur. Autrement dit, le poids du travail ouvre directement les mâchoires suivantes — l'affiliation qui donne l'échelle (mâchoire 4), la technologie qui permet de faire plus avec moins (Section 6), et le financement sans lequel ni l'une ni l'autre n'est atteignable (mâchoire 3). S'aligner sur les standards des groupes coûte cher, et suppose un financement à la taille de l'actif. L'acteur isolé est ainsi pris dans une double impasse : trop petit pour diluer ses coûts, trop contraint pour répercuter ses prix, et sans instrument de financement à sa taille pour sortir de l'une ou de l'autre.
Notes et sources
- ⁶⁵ RYDGE Conseil, L'Industrie hôtelière française en 2026, 49ᵉ édition, 2026 (étude historiquement publiée par KPMG), p. 103 (frais de personnel en pourcentage des recettes totales hors taxes, salaires, charges sociales, primes et sous-traitance du ménage compris). ↩
- ⁶⁶ Jean-Claude Oulé, « Ratio confondu en frais généraux : de combien est-il ? », L'Hôtellerie Restauration, rubrique SOS Experts, 1ᵉʳ juillet 2016. Repère professionnel, non statistique. RYDGE Conseil, L'Industrie hôtelière française en 2026, 49ᵉ édition, 2026 (étude historiquement publiée par KPMG), p. 104, publie pour 2025 le seul coût de l'énergie (eau comprise), de 1,9 à 3,7 % des recettes totales selon la catégorie, mais pas l'ensemble des frais généraux. ↩
- ⁶⁷ Banque de France, fascicules d'indicateurs sectoriels, base FIBEN, exercice 2024, mis en ligne le 27 novembre 2025, p. 4 (médianes ; sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés présentes dans FIBEN, environ 70 % des effectifs de l'hébergement : les plus petites entreprises sont sous-représentées). Ratios retenus : excédent brut global sur chiffre d'affaires ; immobilisations d'exploitation par salarié permanent ; excédent net d'exploitation sur capital d'exploitation. L'excédent brut se mesure après les charges externes, dont les loyers ; la marge d'exploitation de RYDGE Conseil (L'Industrie hôtelière française en 2026, 49ᵉ édition, p. 107) se mesure avant loyer et redevances : les deux ne se comparent pas directement. En agrégat, l'INSEE donne pour l'hébergement et la restauration réunis un taux de marge de 19,8 % de la valeur ajoutée en 2023, contre 30,7 % pour l'ensemble des secteurs (Ratios des secteurs marchands par activité, 18 septembre 2025) ; la restauration y pèse lourd. INSEE, indice de chiffre d'affaires, hôtels et hébergement similaire, valeur, données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (série BDM 010775000, mise à jour du 22 septembre 2026), et indice des salaires mensuels de base, hébergement et restauration (série 010562705) : calcul Dalmagne Performance sur moyennes annuelles 2019 et 2025. Banque de France, Financement des entreprises, juin 2026 (crédits immobiliers aux entreprises : 3,49 % en janvier, 3,52 % en avril 2026). Rendement de premier rang : 4.3. ↩
- ⁶⁸ Eurostat, « Labour cost levels by NACE Rev. 2 activity » (lc_lci_lev), section I (hébergement et restauration), coût horaire total 2025, extraction de juin 2026. Calcul Dalmagne Performance : 29,8 ÷ 17,6 ≈ 1,69. Champ : hébergement et restauration confondus. ↩
- ⁶⁹ Eurostat, « Labour cost levels by NACE Rev. 2 activity » (lc_lci_lev), section I, 2025 ; Eurostat, « EU hourly labour costs ranged from €12 to €57 in 2025 », Eurostat News, 31 mars 2026 ; INSEE, « Salaires et coût du travail en Europe », dans Emploi, chômage, revenus du travail, coll. « Insee Références », 26 juin 2025. Calcul Dalmagne Performance : coûts non salariaux (D12_D4_MD5) ÷ coût horaire total (D1_D4_MD5), sur valeurs non arrondies ; ce dénominateur déduit les subventions d'emploi, et la part française serait de 33,2 % rapportée à la seule rémunération des salariés. Le classement de l'écart dans l'Union repose sur la mesure tous secteurs d'Eurostat (2025) ; sur le seul secteur marchand des entreprises de dix salariés et plus (2024), l'INSEE place la France au deuxième rang, derrière la Suède. ↩
- ⁷⁰ Eurostat, « Annual inflation up to 2.5% in the euro area », Euro indicators, 24 février 2025 (données de janvier 2025) ; Eurostat, « Annual inflation down to 1.9% in the euro area », Euro indicators, 19 janvier 2026 (données de décembre 2025). ↩
- ⁷¹ INSEE, « En août 2026, les prix à la consommation augmentent de 2,4 % sur un an », Informations rapides n° 218, 15 septembre 2026 ; Eurostat, « Annual inflation up to 3.2% in the euro area », Euro indicators, 17 septembre 2026. La comparaison avec la zone euro se fait sur l'indice harmonisé. L'estimation rapide d'Eurostat du 1ᵉʳ septembre (« Euro area annual inflation up to 3.3% »), plus élevée pour la zone euro, a été révisée depuis. INSEE, estimation provisoire de l'indice des prix à la consommation de septembre 2026, Informations rapides n° 242, 30 septembre 2026. ↩
- ⁷² INSEE, « Indice des salaires mensuels de base, hébergement et restauration » (série 010562705, mise à jour du 25 septembre 2026) ; INSEE, « Indice des prix à la consommation, ensemble des ménages, France » (série 001759970, base 2015, série arrêtée, parution du 15 janvier 2026) ; INSEE, « Smic horaire brut » (série 000822484) ; Tom Duquesne et Ndeye Penda Sokhna, « Les salaires dans le secteur privé en 2024 », Insee Première n° 2079, 23 octobre 2025. Calcul Dalmagne Performance, du quatrième trimestre 2021 au quatrième trimestre 2025 : salaires 106,6 → 119,6 ; prix 107,58 → 120,91 ; Smic 10,48 € → 11,88 €. Enquête Acemo, France hors Mayotte, hors intérimaires, stagiaires et extras ; le salaire de base exclut primes et heures supplémentaires. La série des prix en base 2015 s'arrête à décembre 2025, ce qui fixe la fenêtre. ↩
- ⁷³ RYDGE Conseil, L'Industrie hôtelière française en 2026, 49ᵉ édition, 2026, p. 49. Calcul Dalmagne Performance pour le Pullman : 430 millions d'euros ÷ 430 chambres ; le montant par clé de l'Hôtel La Pérouse est celui de l'étude. ↩
- ⁷⁴ INSEE, « Indice annuel des prix à la consommation, base 2015, ensemble des ménages, France, hôtels, motels, auberges et hébergements similaires » (série 001765070, série arrêtée, mise à jour du 15 janvier 2026) ; INSEE, « Indice des salaires mensuels de base, hébergement et restauration » (série 010562705, mise à jour du 25 septembre 2026) ; INSEE, « En 2025, nouveau ralentissement des prix à la consommation en moyenne annuelle », Informations rapides n° 8, 15 janvier 2026. Calcul Dalmagne Performance sur moyennes annuelles : prix des hôtels 107,14 en 2019, 130,10 en 2024 et 135,46 en 2025 ; salaire de base 102,98 en 2019 et 119,15 en 2025. L'indice des prix mesure un prix à qualité constante, promotions offertes à tous comprises, pour une clientèle résidente et non résidente : ce n'est pas un prix moyen réalisé. Le salaire de base exclut primes et heures supplémentaires, couvre l'hébergement et la restauration et ne porte que sur les établissements d'au moins dix salariés (voir 3.2.4). ↩
- ⁷⁵ Alliance France Tourisme, Observatoire économique du tourisme n° 17 (données de décembre 2025 et bilan de l'année), 2 février 2026, p. 10, données de panel MKG (cumul 2025, hôtels, prix moyen hors taxes : chiffre d'affaires hébergement rapporté aux chambres vendues). Le panel n'a pas le périmètre de l'indice INSEE, et le prix MKG s'entend hors taxes : les deux mesures ne se comparent pas terme à terme. La lecture en termes d'effet de composition est celle de Dalmagne Performance, la source ne la formule pas : l'ensemble progresse de 0,2 % quand tous les segments reculent, sauf le haut de gamme (+1,2 %). ↩
- ⁷⁶ Alliance France Tourisme, Observatoire économique du tourisme n° 23 (données de juin 2026), 31 juillet 2026, p. 2 (données de panel MKG) ; INSEE, « En juin 2026, les prix à la consommation augmentent de 1,8 % sur un an », Informations rapides n° 168, 10 juillet 2026. L'inflation de référence est la hausse des prix sur un an en juin 2026 (1,8 %). Cumul du premier semestre par segment : même source, p. 17. ↩
- ⁷⁷ Alliance France Tourisme, « Été 2026 : la carte touristique française s'élargit », communiqué (données de panel MKG), 19 août 2026 ; Atout France, « Un premier bilan encourageant de l'activité touristique cet été », 16 septembre 2026, d'après France Tourisme Observation et l'INSEE. Source professionnelle, non institutionnelle. ↩
- ⁷⁸ INSEE, « Au troisième trimestre 2025, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques augmente de 2,9 % sur un an », Informations rapides n° 286, 20 novembre 2025 ; « Au quatrième trimestre 2025, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques hors campings est en hausse de 2,2 % sur un an », Informations rapides n° 39, 19 février 2026 ; « Au premier trimestre 2026, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques hors campings est en hausse de 1,0 % sur un an », Informations rapides n° 120, 21 mai 2026 ; « Au deuxième trimestre 2026, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques hors campings est en hausse de 1,0 % sur un an », Informations rapides n° 196, 19 août 2026. Les nuitées d'affaires sont mesurées sur les hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme : ne pas confondre avec la part du motif affaires dans les seules nuitées hôtelières (3.1.2), ni avec la part francilienne (2.3). Gilles Valaison, « Saison touristique d'été 2026 », Insee Focus n° 387, INSEE, 29 septembre 2026 (tourisme d'affaires de l'été, hors campings, données provisoires). ↩
- ᶜ INSEE, « Fiche secteur 551 - Hôtels et hébergement similaire », Fiches sectorielles - 2020 (dispositif Ésane), 3 mars 2023 (données 2020 et 2019), et « Fiche secteur 551 - Hôtels et hébergement similaire », Fiches sectorielles - 2021, 11 mars 2024. Calcul Dalmagne Performance : frais de personnel rapportés au chiffre d'affaires hors taxes, soit 6 525,3 M€ ÷ 19 609,4 M€ en 2019. Les exercices 2020 et 2021 (dernière fiche sectorielle publiée pour le groupe 551 ; pour 2023, le groupe n'est détaillé que dans les tableaux téléchargeables d'Ésane, non exploités ici) sont mécaniquement majorés par la chute du chiffre d'affaires ; le périmètre est l'entreprise entière, hébergement et restauration confondus. La fourchette de 28 à 40 % qui circule dans les guides de financement hôtelier ne se rattache à aucune publication statistique que nous ayons pu identifier et n'est pas retenue. ↩
Publication
Publié le 15 octobre 2026 par Cédric Dallemagne, Associé fondateur, Dalmagne Performance, et Guest Lecturer, Les Roches Global Hospitality Education. Données arrêtées au 30 septembre 2026.
Remerciements : Taran Patel (Les Roches), Laurent Bonnet (Valther), Lloyd Smith (SteadiLev).
